Éloge de l'énergie vagabonde ...
Ce blog relate un voyage effectué non pas par moi-même mais pas Sylvain Tesson. Il est inspiré de son livre "Éloge de l'énergie vagabonde", du fait d'un travail à réaliser dans le cadre du BTS Ventes & Productions Touristiques, qui consiste à choisir un récit de voyages et de se l'approprier, puis de réaliser un carnet de voyages sous forme papier ou virtuel.

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Plateau d'Oustiourt

J'avais 18 litres d'eau accrochés à mon vélo. Je longeais une piste qui entaille le plateau d'Oustiourt, cinq droites parallèles qui sont tracées sur l'ancien chemin chamelier qui reliaient Astrakhan aux plaines du Khorezm; l'eau, le train, la piste, l'électricité, le gaz. 

 

 

 

Photo : Plateau d'Oustiourt

Source : http://a-tour-de-roues.fr/blog/?cat=8

 

 

 

Le lendemain à 7 heures, la chaleur était insoutenable.

 

 

Pendant une dizaine de jours, jusque la route de Jasliq. Il faisait 45 degrés, il n'y avait pas un abri. J'attendais le soir, la fraîcheur.  J'ai décidé de partir en Juin pour tester les ressources, l'énergie de mon corps. Mais à ce moment là, j'étais affaibli, je maudissais ce voyage. Je n'avais jamais autant manqué d'énergie. Jasliq était ma première étape d'importance, située sur le côté Nord de la ligne de train. Nouveau jour, et 47 degrés au  thermomètre à Jasliq, qui avait un arrière goût d'enfer, de par sa prison. On ne m'a pas laissé rentrer dans Jasliq. Zone secrète...

 

J'ai planté mon bivouac à cinquante kilomètres de Jasliq, après avoir pédalé une journée, vent de face. Je redoutais les solifuges, qui sont des araignées capables de déchirer la chair de leur proies vivantes.

 

J'ai pédalé toute la journée jusqu'au village d'Akjigit, près de Beyneu, pour y cueillir un peu d'ombre. Première grande forme de vie, puisque j'ai pu y rencontrer des villageois, qui attendaient un train venu de Khorezm, pour y vendre du lait de chameau et de la viande de mouton, et acheter des produits frais venus de l'Ouzbékistan. Ce train est un véritable bazar roulant.

Un kazakh m'a proposé qu'on se cotise pour acheter une bouteille de vodka, et nous l'avons bu ensemble.

 


Publié à 19:01, le 15/04/2012, Kazakhstan
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