Éloge de l'énergie vagabonde ...
Ce blog relate un voyage effectué non pas par moi-même mais pas Sylvain Tesson. Il est inspiré de son livre "Éloge de l'énergie vagabonde", du fait d'un travail à réaliser dans le cadre du BTS Ventes & Productions Touristiques, qui consiste à choisir un récit de voyages et de se l'approprier, puis de réaliser un carnet de voyages sous forme papier ou virtuel.

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Arrivée en Ouzbékistan - Début du périple

 

Je suis allée en Ouzbékistan par avion. La compagnie Ouzbek, à Paris, n'acceptait d'embarquer mon vélo qu'emballé dans un carton. Ils n'en fournissaient pas, la compagnie Suisse si, mais n'avait pas le droit de les vendre pour des vols vers l'Asie centrale. J'ai donc emballé mon vélo avec des sacs en plastique, entourrés de bouts de ficelles, de scotch.

 

  

Arrivée à Noukous, j'ai dû dépiauter les lambeaux de plastique autour de mon vélo. Deux chauffeurs de taxis, m'observant, étaient hilares. L'un insinuant que je voyageais à  vélo par manque d'argent, l'autre prétendant le contraire.

 

 

A cinq heures, le 13 juin, mon périple a commencé. J'ai franchi l'Amoudaria, pédalé

130 km dans la région de Karakalpakie, première région d'Ouzbékistan victime du pillage

de l'Aral par les soviétiques. La mer était asséchée, des villages étaient abandonnés,

et des plaques de sel avaient  recouvert le sol. Le soir, j'installais mon bivouac dans une

bourgade, Khungrad, sur le flanc oriental de l'Oustiourt, plateau désertique entre le Kazakhstan

et l'Ouzbékistan. Je me posais beaucoup de questions, à savoir pourquoi je suis revenue ici,

pour la troisième fois. Et pourquoi en Juin, sous cette chaleur étouffante?

 

 

 Photo : L'amou-daria

Source : http://enrouteverslamongolie.over-blog.com/article-l-amou-daria-la-syr-daria-et-le-coton-39298751.html

 

 

 

 

 

Avant de partir vers la Caspienne, je voulais voir la mer asséchée d'Aral. J'ai laissé mon vélo dans une ferme pour quelques jours et suis partie  avec Bara, un kazakh d'Ouzbékistan qui connaît bien les rivages de la mer. Les soviétiques ont vidé la Mer, ils forent maintenant. Nadir et Mirbek, ingénieurs en chef d'une station, m'invitaient à monter en haut d'une tour de forage.

 

 

 

Pour l'instant, ils n'ont pas encore trouvé de pétrole ici. Après quelques jours et visite des villages voisins à la découverte des points de forage et d'un tombeau sarmate,  nous avons regagné Khungrad en vingt-quatre heures.  J'y ai passé une dernière nuit avant de repartir.

 

 

 

Photo : La mer d'Aral

Source : http://www.plusbellematerre.com/article-310-la-mer-d-aral-est-elle-definitivement-seche.html



Publié à 19:55, le 16/04/2012, Ouzbékistan
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Plateau d'Oustiourt

J'avais 18 litres d'eau accrochés à mon vélo. Je longeais une piste qui entaille le plateau d'Oustiourt, cinq droites parallèles qui sont tracées sur l'ancien chemin chamelier qui reliaient Astrakhan aux plaines du Khorezm; l'eau, le train, la piste, l'électricité, le gaz. 

 

 

 

Photo : Plateau d'Oustiourt

Source : http://a-tour-de-roues.fr/blog/?cat=8

 

 

 

Le lendemain à 7 heures, la chaleur était insoutenable.

 

 

Pendant une dizaine de jours, jusque la route de Jasliq. Il faisait 45 degrés, il n'y avait pas un abri. J'attendais le soir, la fraîcheur.  J'ai décidé de partir en Juin pour tester les ressources, l'énergie de mon corps. Mais à ce moment là, j'étais affaibli, je maudissais ce voyage. Je n'avais jamais autant manqué d'énergie. Jasliq était ma première étape d'importance, située sur le côté Nord de la ligne de train. Nouveau jour, et 47 degrés au  thermomètre à Jasliq, qui avait un arrière goût d'enfer, de par sa prison. On ne m'a pas laissé rentrer dans Jasliq. Zone secrète...

 

J'ai planté mon bivouac à cinquante kilomètres de Jasliq, après avoir pédalé une journée, vent de face. Je redoutais les solifuges, qui sont des araignées capables de déchirer la chair de leur proies vivantes.

 

J'ai pédalé toute la journée jusqu'au village d'Akjigit, près de Beyneu, pour y cueillir un peu d'ombre. Première grande forme de vie, puisque j'ai pu y rencontrer des villageois, qui attendaient un train venu de Khorezm, pour y vendre du lait de chameau et de la viande de mouton, et acheter des produits frais venus de l'Ouzbékistan. Ce train est un véritable bazar roulant.

Un kazakh m'a proposé qu'on se cotise pour acheter une bouteille de vodka, et nous l'avons bu ensemble.

 



Publié à 19:01, le 15/04/2012, Kazakhstan
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Steppes Kazakhes


J'ai mis 3 jours à gagner le village de Shepte. Une famille m'a hebergé dans sa yourte. La côte Caspienne était à moins de 1000 kilomètres. A l'aube, un cavalier m'a reveillé, m'offrant une bouteille de lait de chameau en échange d'un cigarillo. Il a essayé mon vélo, je suis montée sur son cheval. On s'est serré la main puis chacun est parti de son côté.

Au delà de Shepte, j'ai  traversé les champs pétroliers de Zhétibay  et de Novoï Ügzen, mis en service au temps des Soviétiques.

Le soleil se couchait déjà,   quand je me suis arrêtée dans une chaïkhana (nom donné aux auberges en Asie centrale) pour y manger une soupe. Il était déjà l'heure de se coucher, j'ai donc jetté mon bivouac à proximité de l'auberge.

Depuis que je voyage dans les champs d'hydrocarbure, je ne vois plus les animaux ni les plantes de la même façon, car le pétrole est issu de matières animales en décomposition.

Je ne peux m'empêcher de penser à ces êtres vivants qui se sont aimés et reproduits, avant finalement d'être transformés en pétrole.

Six heures passées à pédaler par 47 degrés dans les steppes, sous un calme éternel et un vent fort, j'arrive enfin à Aktau.

 

 

 

Photo : Yourte dans les steppes

Source : http://www.larousse.fr/encyclopedie/image/Yourte/1006235

Photo : Les steppes kazakhes

Source : http://douzemillekilometres.blogspot.fr/2009_06_01_archive.html



Publié à 14:00, le 14/04/2012, Kazakhstan
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Aktau

A Aktau, les oléoducs reliaient des fabriques en ruine et des usines sombres.

Il y avait tellement d'usines dans cette ville, cela couvrait le paysage. Je me

suis retrouvée dans un pub irlandais. J'y ai passé la nuit, à vider des pintes, en c

ompagnie de "Nouveaux Russes" et de "Nouveaux Kazakhs", qui regardent la

Coupe du Monde de football. Cette ville fut construite dans les années soixantes.

On a trouvé des mines d'uranium dans la région et Aktau servait à loger les

ingénieurs, les ouvriers, leurs familles. C'est une ville riche, pleine de buildings,

où les palmiers en plastique s'illuminent la nuit. les gens y sont aigris.

Pourtant, je m'y suis plu et j'y suis restée une semaine.  

 

 

 

Photo : Aktau

Source : http://www.expatify.com/kazakhstan/monday-escape-aktau-kazakhstan.html


J'ai laissé mon vélo en lieu sûr à Aktau, pour partir vers Atyrau, à 300km de là. 

Je voulais voir le gisement de Kashagan. J'ai pri un taxi pour aller jusqu'à Atyrau.

C'est la dernière ville sur le fleuve Oural avant la Caspienne. Sur la rive du

fleuve Oural, des roseaux et de vastes plages nous accueillent. A Atyrau, l'argent

afflue également. Il y avait des grues partout, et les trottoirs étaient bétonnés.

Les Kazakhs découvrent la société de consommation, la classe moyenne se rue

sur les produits hi-tech. Beaucoup de bruit également dans cette ville.  

 

 

Photo : Le gisement de Kashagan

Source : http://www.capital.fr/bourse/actualites/travaux-suspendus-sur-le-gisement-de-kashagan-au-kazakhstan-244560

 

 

Photo : La mosquée d'Atyrau

Source : http://www.marriott.fr/hotels/photo-tours.mi?marshaCode=guwbr&pageID=HWARI&imageID=1



Publié à 18:50, le 13/04/2012, Kazakhstan
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La Caspienne


Les ressources de la Caspienne propulsent la région au 3è rang mondial des plus grands champs pétroliers au monde! Je l'ai survolée avec un avion piloté par un Américain. Et cela grâce à Mimi, une jeune femme responsable de la logistique pétrolière de la région d'Atyrau. La Caspienne vu du ciel, est une bande lagunaire de couleur verte, semblant couverte de roseaux et de nénuphars.

 

 

 

 

 

 

Photo : Île artificielle de Kachagan sur la Mer Caspienne

Source : http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/12/31/au-kazakhstan-les-promesses-douteuses-de-lun-des-derniers-champs-geants/

 


 

 

 

 

Le soir venu, j'ai dû faire face à une tempête. Je me suis réfugiée dans une auberge, dans le quartier de Zilgorod, un quartier bâti dans les année cinquante par les prisonniers de guerre allemands. C'est un quartier plein de charme, avec des maisons peintes à la chaux et des arbres magnifiques.

Je devais ensuite rejoindre Bakou et pour cela, il fallait que je trouve un ferry.

 

 



Publié à 20:12, le 11/04/2012, Kazakhstan
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